Nous aimerions tous commencer à écraser les cash games en roulant jusqu’au Rio (le Rio All-Suite est un hôtel Casino de Las Vegas où se déroule les World Series of Poker) et en pratiquant le stacking sur les meilleurs joueurs, sachant qu’ils paieront les études jusqu’à l’université de nos enfants avant même que ceux-ci sachent dire “straddle”. Cependant, la meilleure façon de devenir un pro du cash game ou de générer des profits sur le long terme est de démarrer au bas de l’échelle et d’en grimper les échelons. Vaincre les cash games à petits enjeux devrait être facile. Par principe, les sommes offertes font que les plus grands professionnels ne participent pas à ces parties. Toutefois, elles peuvent être difficiles. Si vous désirez vous bâtir une bankroll, vous devez peaufiner votre stratégie de cash game et devenir un gagnant flat-track. Nous pouvons vous aider à y parvenir.

1. Prenez le contrôle

L’une des actions les plus déterminantes à mener lors d’une partie de cash game low stakes est d’en prendre le contrôle. Si la table paraît forte, cela signifie, bien souvent, que la majorité des joueurs n’est pas disposée à risquer leurs jetons à moins d’avoir une main très forte. Cette situation vous donne une certaine possibilité de contrôle sur la table et vous feriez mieux de la saisir. La manière dont vous pouvez reconnaître les joueurs qui se comportent de manière forte, mais ne jouent pas de la même façon, est de déterminer leur capacité à effectuer de grosses mises quand les pots ont une faible valeur, mais pas quand les pots sont importants. Si un joueur est disposé à relancer ou à suivre lorsqu’il y a des cartes à venir et un pot de petite valeur, plutôt que de risquer le solde de son tapis à la rivière pour une grosse mise, alors vous disposez d’un avantage sur lui que vous devriez apprendre à exploiter.

2. Connaissez vos adversaires

Il est important de cataloguer les joueurs à n’importe quelle table, surtout s’il s’agit d’une table très difficile. Si vous avez déjà réparti les joueurs en trois catégories : loose-agressif, tight-agressif et tight-passif (imaginons que nous n’ayons pas des joueurs loose-passifs à la table), alors préparez-vous à les réévaluer en tenant également compte d’autres critères. Répartir les joueurs en plusieurs groupes peut être très profitable pour vous à une table de cash, et particulièrement à une table de qualité où vous pouvez avoir besoin d’une bonne partie pour réaliser votre objectif de profit. Un joueur tire-t-il pleinement bénéfice de sa position à la table ? Parmi les joueurs que vous rencontrez, lesquels sont plus enclins à prendre des décisions motivées par l’émotion ? Apprenez vraiment à connaître vos opposants et leurs penchants et vous gagnerez régulièrement plus de pots.

3. Soyez conscient de l’équité

Une attitude agressive est une bonne chose et vous donnera une image de capitaine à la table – le meilleur rôle à endosser dans un jeu de poker. Toutefois, assurez-vous que vous avez de l’équité dans le pot si vous faites des mouvements. Un bluff bien programmé peut constituer la plus grande arme du poker, mais songez-y à deux fois avant de faire de tels mouvements à une table de cash game difficile, à moins que vous n’ayez des outs. Même un tirage faible comme un gut-shot, un double-gutter ou un tirage combiné peut ajouter suffisamment d’équité à votre coup pour le rendre viable après le flop. Le fait de savoir que vous avez des prises de position différentes de celles de votre adversaire avant le flop peut également vous donner un avantage. Par exemple, si vous appréciez de jouer des one-gappers assortis tels que et que le flop est , il peut toujours s’agir d’un bon flop sur lequel s’impliquer si vous placez votre adversaire sur des over-card lorsqu’il fait sa relance standard pré-flop.

4. Show & Tell

L’une des principales erreurs commises par les joueurs en cash games est de ne pas aller suffisamment au showdown. Recherchez les signes qui montrent que certains joueurs se retirent du pot plus souvent que d’autres. L’un de ces signes est la régularité avec laquelle les joueurs vont à l’abattage (c’est-à-dire le nombre de fois où vous voyez leurs cartes retournées). Avec les joueurs plus faibles, ce nombre a tendance à être beaucoup plus réduit, alors observez les joueurs soigneusement. En principe, vous voulez être certain de l’existence d’un schéma, au lieu d’agir sur la base de quelques mains seulement. Par conséquent, assurez-vous que vous avez pris le temps d’étudier les joueurs avant de considérer leurs habitudes comme paroles d’évangile auxquelles vous adhérez complètement.

5. N’ayez pas peur

De nombreux joueurs sont compétents en cash game, mais ont peur de trop risquer leurs jetons. Premièrement, ils ne sont pas dans un tournoi sans limites, donc ils auront  un souhait évident de préserver leurs jetons le plus longtemps possible. Cependant, il existe une différence entre jouer par peur et être novice. Veillez à ne pas jouer trop serré sur un jeu à faibles enjeux où les gens relancent et sur-relancent fréquemment avant le flop, ce qui rend plus difficile pour vous (ou pour quiconque) de voir des cartes gratuitement. Analysez les choix de vos adversaires dès que vous le pouvez et vous vous sentirez rapidement à l’aise pour relancer avec en position moyenne contre un joueur agressif, en sachant que vous êtes souvent en avance sur eux avant le flop.

6.  Utilisez votre Stack

Les cash games sont souvent plus axés sur le profit mesuré que sur les pots juteux à faibles enjeux. Vous n’allez pas obtenir votre inscription au Main Event des WSOP pour l’année prochaine en jouant 1 €/2 € pendant une heure, n’est-ce pas ? Cependant, la manière dont vous utilisez votre pile de jetons est cruciale pour votre succès. Un bon moyen d’y parvenir est de rester dans les pots où vous avez de l’équité (comme une quinte ou une couleur) et de jouer dur contre les joueurs qui relancent habituellement avant le flop, continuent sur le flop puis abandonnent au tournant si un ou plusieurs joueurs les ont suivis. Les joueurs en cash games arrivent souvent – à juste titre – à faire cela avec des overcard ou un tirage analogue au vôtre. Néanmoins, si vous jouez fortement contre eux, ou si vous prenez la lead des enchères au tournant ou à la rivière, cela peut être extrêmement effrayant à combattre, surtout avec deux over cards. Ne le faites pas trop souvent, sinon vous risquez de passer pour le joueur le plus dingue de la table.

7. Analyse d’après partie

Jouer dans un cash game difficile peut être bénéfique ou néfaste pour votre bankroll, et cela peut dépendre de facteurs hors de votre contrôle, comme la variance, une carte clé dans un gros pot qui était extrêmement marginal ou votre position relative par rapport aux joueurs plus forts une fois que vous avez identifié les forces et les faiblesses de vos adversaires. Un élément clé du fait de jouer en étant en permanence dans le contrôle est l’analyse d’après partie. Pour réussir, il est essentiel d’évaluer régulièrement les erreurs que vous avez commises et les coups que vous avez réussis à la table de poker lorsque vous avez le recul nécessaire pour analyser votre jeu. Qu’est-ce qui était bon dans votre session ? Quel était le point que vous avez le moins bien aimé ? Qui était le moins amusant à affronter dans les pots et pourquoi ? Ces points clés peuvent vous aider à façonner votre propre jeu afin que la prochaine fois que vous vous asseyez à une table, vous soyez le joueur que les autres craignent.

Bonne chance aux tables et faites-nous part de vos succès après vous être focalisé sur les moyens d’améliorer votre jeu.

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